Rencontre littéraire et artistique :

Mme Vololona Ponnau organise une rencontre littéraire entre les étudiants de l’université de La Réunion, des professionnels du monde de la culture et des auteurs ce samedi 17 février à 15h à l’Ancien Hôtel de Ville de Saint-Denis (rez-de-chaussée). M. René-Louis Pestel (Président de la Cité des Arts), M. Gérard Chopinet (délégué à la culture, Mairie de Saint-Denis), M. Christian Vittori (éditeur aux Editions Les Révélations d’Azalées), M. Patrice Boyer (auteur), M. Sham’s de Sham’s Formation (Dr. en Sciences et technologies des arts du spectacle) sont invités à cette rencontre. Un échange avec les intervenants aura lieu de 15h à 16h suivi d’ateliers animés par chacun des intervenants.

Ce sera l’occasion pour les étudiant(e)s d’échanger avec des professionnels de la culture, de s’informer sur les métiers de la cultures accessibles après une formation littéraire et de présenter leurs textes à des auteurs et à des éditeurs. Nous vous attendons nombreux pour que cette rencontre soit une réussite.

Colloque international: « L’école poétique parnassienne »

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Leconte de Lisle et du 180ème anniversaire de la naissance de Léon Dierx, l’Association des Amis d’Auguste Lacaussade et le département de lettres modernes de l’université de La Réunion organisent un colloque sur « L’école poétique parnassienne » suivi d’une rencontre des poètes de l’Indianocéanie les 8, 9 et 10 février 2018 qui auront lieu sur plusieurs sites : l’université de La Réunion, la Bibliothèque départementale, le lycée Leconte de Lisle, le musée Léon Dierx et la mairie de Bras-Panon. Consulter le programme ici.

2018: En hommage aux femmes syriennes…

Randi Deguilhem (historienne, directrice de recherche au CNRS, TELEMME, Aix-en-Provence) nous offre la diffusion complète du documentaire (cliquer ici) « Paroles de Damascènes » qu’elle a réalisé de 2008 à 2010 par ses propres moyens. C’est sous la forme d’entretiens avec plusieurs femmes de Damas, au parcours très différent, que le film nous permet d’entendre la voix de femmes arabes. Elles parlent de leur vie privée, de leur expérience professionnelle et partagent spontanément leur regard sur la Syrie d’avant la guerre. Ce film dévoile ainsi au public occidental une Syrie non seulement accueillante mais aussi attentive à une activité intellectuelle et culturelle riche et ouverte au monde. Ces femmes ambitieuses, optimistes, conscientes de leur place et de leur rôle dans la société, déconstruisent certains stéréotypes occidentaux.

Chaque portrait complète et confirme celui des trois femmes syriennes filmées par le réalisateur syrien Bassel El-Khatib dans « Mariam » (2014). Ce film, prisé au festival d’Oran et de Dakhla, relate l’histoire de trois femmes qui partagent le même nom et qui vivent chacune à une époque de guerre. C’est, selon les mots du réalisateur, « une ode à la femme syrienne » et un hommage à la vierge Marie qui enseigne l’amour et la bonté. Il est évident que ces deux films sont un hymne à la femme syrienne qui, en temps de guerre ou non, participe pleinement à la stabilité et au développement serein du pays. Comme l’affirme l’un des personnages du film d’El-Khatib, « si la guerre fait ressortir le pire des hommes, elle montre aussi le meilleur chez certains d’entre eux ». Mais, de manière plus symbolique, ces deux films sont des hymnes à l’amour et à l’humanité nécessaires en ces temps de détresse.

Partage scientifique : La science-fiction et la troisième révolution industrielle (Marc Arino)

Marc Arino (Maître de conférences en Littératures francophones à l’université de La Réunion, CV) partage ici un article sur « Viralités, parasitages et piratages dans Transcendance (2014) de Wally Pfister », proposé en vue de la publication des actes du 5ème Colloque Stella Incognita « Viralités, parasitages et piratages en science-fiction » qui s’est déroulé à l’université de Bordeaux Montaigne les 20 et 21 octobre 2016 sous la direction de Danièle André (Université La Rochelle), Florent Favard, Aurélien Mérard et Natacha Vas-Deyres (Université Bordeaux Montaigne).

Conférence : « La littérature mauricienne contemporaine, un espace de création postcolonial »

Le service Art et Culture de l’université de La Réunion organise une conférence le mardi 28 novembre à 17h30 dans l’amphi Olympe Gouges, sur le site du Tampon, animée par Markus Arnold, enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion.

« Cette conférence présentera les principales réflexions développées dans le récent ouvrage La littérature mauricienne contemporaine : Un espace de création postcolonial entre revendications identitaires et ouvertures interculturelles (Berlin : Lit, 2017). Pour interroger les spécificités dominantes de cette production littéraire franco- et anglophone, la discussion portera sur plusieurs problématiques scripturaires, théoriques et politiques : le champ littéraire, la mémoire, l’hybridité, le genre, l’espace. On verra ainsi comment les textes mauriciens se positionnent et évoluent au sein d’une société multiculturelle complexe et dans un contexte littéraire globalisé. Plus généralement, cette recherche contribue à questionner la notion de « postcolonial » en considérant les défis sociopolitiques, identitaires et artistiques du XXIe siècle. »

Conférence de Magali Compan : « L’art urbain et la mémoire sur l’île de La Réunion »

Dans le cadre des « Conférences de la Faculté des Lettres », Magali Compan, Maîtresse de conférence en littératures francophones au College of William & Mary (Williamsburg) donnera une conférence le mardi 28 novembre 2017 à 18h dans l’amphithéâtre 5 Sudel Fuma, Université de La Réunion, Moufia.

« Cette conférence examine le travail des artistes Kid Kréol et Boogie dont les textes visuels constituent une (ré)articulation de la mémoire et de l’identité sur l’île de La Réunion. Dans les zones industrielles ou les espaces urbains, leurs fresques murales représentent de façon constante les Zamérante, ces protagonistes de contes et légendes des traditions orales et écrites de l’île. Les espaces publics choisis pour leurs oeuvres catalysent les messages des oeuvres alors que les oeuvres réactualisent la signification des espaces et des lieux d’exposition. Le but de ces artistes est de manipuler le traditionnel à travers le contemporain en superposant le réel et l’imaginaire, le passé et le présent. Cette conférence soutient que ces (ré)visions de la mémoire prennent la forme d’une superposition de traces qui constituent une nouvelle structure composite. Cette superposition peut être une superposition non seulement de deux moments dans le temps, mais aussi de lieux, d’espaces et de cultures qui produisent une chaîne de signification. Cet espace mémoriel – véritable noeud de mémoire – est alors le résultat de constantes interconnections de différentes voix, cultures, espaces et temps. »

Interview avec Basarab Nicolescu : « La physique quantique nous apprend à penser ».

Je remercie vivement Basarab Nicolescu pour m’avoir autorisée à diffuser ici son interview accordée à Charles-Maxence Layet et parue dans le Hors-série n°10 de Kaizen, « Souffle quantique », en novembre 2017.

Basarab Nicolescu est un physicien, théoricien spécialiste de la physique quantique, et écrivain français d’origine roumaine. Ses principales activités de recherche ont largement contribué à renouveler la pensée occidentale, les pratiques et les méthodes scientifiques en vulgarisant sa théorie fondamentale du tiers secrètement inclus. Il est chercheur honoraire du CNRS et fondateur du Centre International de Recherches et d’Etudes Transdisciplinaires (CIRET). J’invite les lecteurs de ce site à lire tout particulièrement trois de ses ouvrages : Nous, la particule et le monde (Editions Le Mail, 1985), Qu’est-ce que la réalité? (Montréal, Liber, 2009) et From Modernity to Cosmodernity (State University of New York Press, 2014).