Publication :

Revue de littérature générale et comparée, de critique et de traduction, n°10

La Revue de littérature générale et comparée, de critique et de traduction, dirigée par Abdul Majid Hanoun, éditée par Samia Allioui et publiée par l’université algérienne de Badji Mokhtar (Annaba), consacre son dixième numéro à la poésie arabe. C’est une revue semestrielle à comité de lecture auquel appartient Bénédicte Letellier.

Les lecteurs arabophones ou arabisants pourront lire les articles de ce numéro en format pdf ici. Un seul article est écrit en français. Il offre une réflexion sur la pratique de la traduction en poésie. L’auteur, Rania Hassan Ahmed (Université d’Helwan, Égypte), s’appuie sur un recueil du poète libanais Charbel Dagher traduit par Abi Rached pour montrer l’importance de « l’émotion textuelle » dans le passage d’une langue à une autre.

Lecture croisée de poèmes

Ophélie Sautron et Émilie Richard

Dans la continuité des échanges poétiques au sein de la promotion des Licence 2 de Lettres, Ophélie Sautron et Émilie Richard nous offrent ici un moment poétique. Pour tous les lecteurs de ce site, je les remercie chaleureusement.

Appel à communications:

« Mouvements culturels et supports médiatiques océan Indien (XIXe-XXe) »

Colloque international organisé par le LCF et DIRE, soutenu par l’OSOI (Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien), à l’université de La Réunion, en partenariat avec le CERILAC (Université Paris VII), les 24-28 octobre 2018.

Ce colloque, porté par des chercheurs en littérature et en sciences de l’information et de la
communication, s’adresse également à d’autres disciplines de sciences humaines et sociales. Il s’intéresse à de nouveaux modes de cartographie d’un monde culturel fondé sur des pratiques immédiates, des pratiques sociales éphémères ou plus longues, ainsi que sur la recherche d’une archive coloniale et post-coloniale.

Il s’agit d’interroger des acteurs (participants), des textes (archives, revues, presse, littérature), des images qui permettront de retracer (au sens littéral) l’histoire des mouvements revendicatifs qui s’opposaient aux pouvoirs établis dans l’océan Indien. Épousant une perspective épistémologique globalement postcoloniale, ce colloque vise à analyser et interroger la mémoire des idées et des représentations militantes qui émergeaient aux XIXe et XXe siècles. Un délai est accordé pour les soumissions de propositions : le 15 mars 2018. (Lire l’appel en entier)

« Égale »

poème écrit et lu par Bénédicte Letellier

En réponse à la demande de deux étudiantes de lettres Aurélie Lauret et Aurore Mandrin, voici en passant un poème éphémère qui ne durera que le temps d’une semaine. C’est aussi une invitation pour toute la promotion des L2 à « vivre poème », selon l’expression d’Henri Meschonnic.

Rencontre littéraire et artistique :

Mme Vololona Ponnau organise une rencontre littéraire entre les étudiants de l’université de La Réunion, des professionnels du monde de la culture et des auteurs ce samedi 17 février à 15h à l’Ancien Hôtel de Ville de Saint-Denis (rez-de-chaussée). M. René-Louis Pestel (Président de la Cité des Arts), M. Gérard Chopinet (délégué à la culture, Mairie de Saint-Denis), M. Christian Vittori (éditeur aux Editions Les Révélations d’Azalées), M. Patrice Boyer (auteur), M. Sham’s de Sham’s Formation (Dr. en Sciences et technologies des arts du spectacle) sont invités à cette rencontre. Un échange avec les intervenants aura lieu de 15h à 16h suivi d’ateliers animés par chacun des intervenants.

Ce sera l’occasion pour les étudiant(e)s d’échanger avec des professionnels de la culture, de s’informer sur les métiers de la cultures accessibles après une formation littéraire et de présenter leurs textes à des auteurs et à des éditeurs. Nous vous attendons nombreux pour que cette rencontre soit une réussite.

Colloque international: « L’école poétique parnassienne »

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Leconte de Lisle et du 180ème anniversaire de la naissance de Léon Dierx, l’Association des Amis d’Auguste Lacaussade et le département de lettres modernes de l’université de La Réunion organisent un colloque sur « L’école poétique parnassienne » suivi d’une rencontre des poètes de l’Indianocéanie les 8, 9 et 10 février 2018 qui auront lieu sur plusieurs sites : l’université de La Réunion, la Bibliothèque départementale, le lycée Leconte de Lisle, le musée Léon Dierx et la mairie de Bras-Panon. Consulter le programme ici.

2018: En hommage aux femmes syriennes…

Randi Deguilhem (historienne, directrice de recherche au CNRS, TELEMME, Aix-en-Provence) nous offre la diffusion complète du documentaire (cliquer ici) « Paroles de Damascènes » qu’elle a réalisé de 2008 à 2010 par ses propres moyens. C’est sous la forme d’entretiens avec plusieurs femmes de Damas, au parcours très différent, que le film nous permet d’entendre la voix de femmes arabes. Elles parlent de leur vie privée, de leur expérience professionnelle et partagent spontanément leur regard sur la Syrie d’avant la guerre. Ce film dévoile ainsi au public occidental une Syrie non seulement accueillante mais aussi attentive à une activité intellectuelle et culturelle riche et ouverte au monde. Ces femmes ambitieuses, optimistes, conscientes de leur place et de leur rôle dans la société, déconstruisent certains stéréotypes occidentaux.

Chaque portrait complète et confirme celui des trois femmes syriennes filmées par le réalisateur syrien Bassel El-Khatib dans « Mariam » (2014). Ce film, prisé au festival d’Oran et de Dakhla, relate l’histoire de trois femmes qui partagent le même nom et qui vivent chacune à une époque de guerre. C’est, selon les mots du réalisateur, « une ode à la femme syrienne » et un hommage à la vierge Marie qui enseigne l’amour et la bonté. Il est évident que ces deux films sont un hymne à la femme syrienne qui, en temps de guerre ou non, participe pleinement à la stabilité et au développement serein du pays. Comme l’affirme l’un des personnages du film d’El-Khatib, « si la guerre fait ressortir le pire des hommes, elle montre aussi le meilleur chez certains d’entre eux ». Mais, de manière plus symbolique, ces deux films sont des hymnes à l’amour et à l’humanité nécessaires en ces temps de détresse.