Archives de catégorie : Appels

Appel à contributions :

« Le Moyen-Âge mort-vivant »

TrOPICS est une revue électronique pluridisciplinaire en libre accès et à comité de lecture, dirigée par l’Équipe d’Accueil DIRE (Déplacements, Identités, Regards, Écritures) de l’Université de la Réunion, dont le fondateur est Guilhem Armand. Elle propose un numéro thématique par an comprenant des articles, rubriques  Documents et Varia, en Lettres et Sciences Humaines (arts et littérature, langues et civilisations étrangères, didactique des langues, linguistique, études culturelles, anthropologie et sociologie).

La revue lance un appel à contribution pour son 7ème numéro à paraître courant 2020 et consacré au thème suivant : « Le Moyen-Âge mort-vivant » sous la direction d’Anne-Cécile Le Ribeuz-Koenig et Marc Arino.

« Les médias ne meurent jamais ; ils peuvent être abandonnés, devenir obsolètes, mais ils ne meurent pas […]. D’autre part, de façon plus positive, les « médias zombies » rendent possibles la réutilisation et le remixage, et permettent de repenser les médias anciens pour produire de nouveaux assemblages, idées, dispositifs et usages. […] Le médias sont partout, de la nature aux animaux, des rues aux écrans, aux sons et à l’électronique ; dans tout ce qui apporte des perceptions, des sensations, des souvenirs » (Pour une archéologie des virus. Entretien avec Jussi Parikka, Tracés 21, 2011-2, p. 242-243)

L’approche proposée par Jussi Parikka nous invite à reconsidérer, pour les lettres médiévales, la question du renouvellement des formes et des matières, de l’inscription dans la tradition, de l’invention du point de vue médial et médiumnique. Plus précisément, l’archéologie des médias conduit à analyser l’articulation des médias présents – les nouveaux et les morts-vivants – dans les œuvres médiévales, en s’intéressant aux effets de médiation et aux représentations magiques/surnaturelles de ceux-ci (on trouve des traces d’une représentation ‘archaïque’ sacrée du chant, comme de l’écriture, dans les œuvres médiévales). Ainsi, le concept de médias morts-vivants semble offrir des outils intéressants pour aborder les écrits des XIVe et XVe siècles, mais aussi pour penser les humanités numériques. Et les œuvres médiévales qui réfléchissent aux révolutions médiatiques du passé s’offriraient comme modèles pour penser la création et les médias imbriqués d’aujourd’hui. Il conviendrait dans ce numéro 7 de la revue TrOPICS de mener l’enquête sur les différents aspects que peuvent prendre les médias morts-vivants dans les œuvres qui nous intéressent : transposition esthétique (par exemple, la circularité de la danse et du chant informant celle du texte poétique) ; thématisation (les descriptions et représentations de scènes de performance : chant, danse, mime, lecture…) ; invention d’un medium imaginaire qui réfléchit au statut de l’œuvre intermédiale, tel un miroir parlant chez Froissart, qui met en scène une poésie lyrique à la fois circonscrite et conservée dans un support matériel, mais nostalgique de la voix. Ainsi, l’archéologie des médias conduit à changer de point de vue sur les « lettres médiévales » et aborder le texte comme un medium qui interfère avec et relaie des médias morts-vivants. Par ailleurs, on pourrait penser que les interférences, par exemple texte-voix-image, sur la page du manuscrit médiéval, constituent un modèle pour comprendre les interférences contemporaines présentes dans la création artistique et les médias numériques. L’articulation médiévale entre les médias anciens et nouveaux donne des clefs pour comprendre les médias contemporains, en résonance avec les médias préexistants – textes imprimés, voix, musiques, danses, images fixes et mobiles – en particulier dans une perspective artistique. Plus largement il serait possible d’étudier toute adaptation/recréation, dans les arts de la scène, visuels ou plastiques, d’une œuvre médiévale ou de l’imaginaire des mondes médiévaux, qui ferait preuve d’originalité/d’inventivité dans le recours à son medium, au(x) jeu(x) entre médias ou dans la représentation de performances.

 

Appel à communications:

« Mouvements culturels et supports médiatiques océan Indien (XIXe-XXe) »

Colloque international organisé par le LCF et DIRE, soutenu par l’OSOI (Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien), à l’université de La Réunion, en partenariat avec le CERILAC (Université Paris VII), les 24-28 octobre 2018.

Ce colloque, porté par des chercheurs en littérature et en sciences de l’information et de la
communication, s’adresse également à d’autres disciplines de sciences humaines et sociales. Il s’intéresse à de nouveaux modes de cartographie d’un monde culturel fondé sur des pratiques immédiates, des pratiques sociales éphémères ou plus longues, ainsi que sur la recherche d’une archive coloniale et post-coloniale.

Il s’agit d’interroger des acteurs (participants), des textes (archives, revues, presse, littérature), des images qui permettront de retracer (au sens littéral) l’histoire des mouvements revendicatifs qui s’opposaient aux pouvoirs établis dans l’océan Indien. Épousant une perspective épistémologique globalement postcoloniale, ce colloque vise à analyser et interroger la mémoire des idées et des représentations militantes qui émergeaient aux XIXe et XXe siècles. Un délai est accordé pour les soumissions de propositions : le 15 mars 2018. (Lire l’appel en entier)

Appel à communication : « Définis-moi l’Indianocéanie »

L’Université de La Réunion (OSOI, OIES, LCF, DIRE, CRJ) en partenariat avec les universités de Madagscar (C3ED-M, CAA (Antananarivo), ENS de Toliara) et des Comores (EDSCL.) organisent un colloque international qui aura lieu le 4 et 5 octobre 2018 à l’université de La Réunion.

Si l’océan Indien a fait l’objet de nombreux travaux, l’Indianocéanie, en revanche, est moins bien connue. Existe-t-elle de fait ? A partir de quelles réalités ? Si tel n’est pas le cas, quel intérêt d’envisager cette construction ? Pour quelle ambition ? Le concept et l’espace auquel il se réfère ouvrent de larges perspectives croisant différents champs d’investigations. Un premier colloque à Mahébourg (Maurice) en 2013, sous l’égide de la Commission de l’océan Indien (COI) « L’Indianocéanie, socle et tremplin de notre devenir », constituait un premier « pas vers l’émergence d’une identité indianocéannienne forte » (J.C. de l’Estrac, Secrétaire Général de la COI). Une deuxième avancée était effectuée en 2016, avec la parution de l’ouvrage collectif « Patrimoines partagés – Traits communs en Indianocéanie » (J.-M. Jauze – COI).

Pour autant le concept demeure encore imprécis. Si les fondements historiques, culturels, politiques, environnementaux, tracent un trait d’union entre les îles du Sud-Ouest de l’océan, sont-ils, pour autant, suffisants à définir l’Indianocéanité? Car, ces îles se singularisent aussi par d’importantes disparités, de développement, d’économie, de gestion des territoires, de participation aux réseaux mondiaux. L’aire géographique concernée pose également question. L’Indianocéanie fait-elle référence aux seuls territoires de la Commission de l’océan Indien, La Réunion, Maurice, Les Seychelles, Madagascar, les Comores ? Quid du cas de Rodrigues, de Mayotte, des Maldives, des îles éparses ? D’ailleurs, ce concept n’intègre-t-il qu’une dimension insulaire et archipélagique ? Beaucoup de liens rapprochent les rives orientales africaines des espaces insulaires du Sud-Ouest de l’océan Indien : contribution africaine à leur peuplement, omniprésence de communautés indiennes au Kenya et en Afrique du Sud, héritage culturel et linguistique, histoire du commerce maritime, importance géopolitique de l’Afrique du Sud. Quels seraient les critères d’une approche pertinente de cet ensemble que l’on cherche à identifier au cœur de l’océan Indien ?

 

Cette rencontre scientifique internationale s’inscrit dans la dynamique de la fédération de recherche de l’Université de La Réunion, Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien (O.S.O.I.), dont les objectifs sont de fédérer les travaux et de promouvoir les connaissances sur cette partie du monde à travers l’étude des territoires et mobilités, des risques et développements, des réseaux et pouvoirs. Elle se propose ainsi de réunir, en octobre 2018, durant deux jours, à l’Université de La Réunion, des chercheurs travaillant sur l’océan Indien, autant sur les îles que sur les rives continentales, afin de tenter de cerner les contours géographiques de l’Indianocéanie, son contenu et son importance géostratégique. Elle privilégiera des démarches comparatistes et des approches pluridisciplinaires, à partir de trois axes :

– Axe 1 – L’Indianocéanie à l’épreuve du temps. Il s’agira d’interroger le concept dans ses formalisations humaines, historiques, géographiques, politiques, juridiques, économiques, linguistiques, littéraires, en évaluant les facteurs de cohésion et d’unification.

– Axe 2 – L’Indianocéanie, un monde pluriel. La définition renvoie aussi à la question des « limites » : frontières géographiques, inerties, freins au développement, débats et réalités politiques (par exemple la COI et la question de Mayotte ou des îles à souveraineté contestée), les limites des discours, les limites des concrétisations, les limites de l’appropriation…

– Axe 3 – L’ambition indianocéanique. Il conviendra, au-delà des freins et des situations de blocage, de questionner également les volontés, les enjeux, les conditions et les capacités à consolider ou à construire un destin partagé. (Lire l’appel en entier ici)

Appel à manuscrits : Nouvelle collection aux éditions Connaissances & Savoirs

Les éditions Connaissances & Savoirs lancent la collection Littératures non-occidentales, dirigée par Bénédicte Letellier et encadrée par un comité scientifique international. Elle accueille des essais, des ouvrages collectifs ou des thèses qui explorent la littérature à partir d’études comparées consacrées aux littératures non-occidentales. Elle vise à renouveler et à réinventer la littérature comparée en tant que discipline en la confrontant aux nouvelles questions générées à différentes échelles par le partage des savoirs, comme par exemple celles que posent la littérature mondiale et les littératures dites « alter-natives » ou bien encore comme toutes les questions épistémologiques et éthiques que pose la transdisciplinarité. Les littératures non-occidentales offrent un champ de réflexion déterminé par trois grandes perspectives comparatistes que cette collection entend privilégier : l’étude comparée de ces littératures, l’étude de leurs liens avec les littératures occidentales et l’étude de leurs implications interdisciplinaires.
Les soumissions doivent comprendre un descriptif de 3 pages, une table des matières, deux chapitres achevés et un curriculum vitae. Elles seront envoyées par voie électronique à Bénédicte Letellier, benedicte.letellier@univ-reunion.fr et à contact@connaissances-savoirs.com.

Comité scientifique international : Jean Bessière (Université de la Sorbonne Nouvelle, France), E.V. Ramakrishnan (université Centrale du Gujarat, Inde), Longxi Zhang (City University of Hong-Kong, Chine), Isabel Hofmeyr (University of the Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud), Hitoshi Oshima (Université de Fukuoka, Japon), Anders Pettersson (Umeå University, Suède), Lisa Block de Behar (Instituto de Profesores Artigas, Montevideo, Uruguay), Alexandre Stroev (Université de la Sorbonne Nouvelle, France).

The non-Western Literatures collection, supervised by an international scientific committee, welcomes essays, collective works or theses that explore literature from the perspective of comparative studies focusing on non-Western literatures. The collection aims at renewing and reinventing comparative literature studies as a discipline by confronting it with new questions arising from an increased sharing of knowledge, as evidenced by world literature and the so-called « alter-native » literatures or by all the epistemological and ethical questions raised by transdisciplinarity. Non-Western literatures offer a field of reflection determined by three main comparative perspectives that this collection intends to focus on: the comparative study of these literatures, the study of their links with Western literatures and the study of their implications for an interdisciplinary approach.
Submissions must include a 3-page description, a table of contents, two completed chapters and a curriculum vitae. They will be sent electronically to Bénédicte Letellier, benedicte.letellier@univ-reunion.fr and to contact@connaissances-savoirs.com.

Appel à manuscrits : Nouvelle collection aux éditions Connaissances & Savoirs

Les éditions Connaissances & Savoirs lancent la collection Littératures non-occidentales, dirigée par Bénédicte Letellier et encadrée par un comité scientifique international. Elle accueille des essais, des ouvrages collectifs ou des thèses qui explorent la littérature à partir d’études comparées consacrées aux littératures non-occidentales. Elle vise à renouveler et à réinventer la littérature comparée en tant que discipline en la confrontant aux nouvelles questions générées à différentes échelles par le partage des savoirs, comme par exemple celles que posent la littérature mondiale et les littératures dites « alter-natives » ou bien encore comme toutes les questions épistémologiques et éthiques que pose la transdisciplinarité. Les littératures non-occidentales offrent un champ de réflexion déterminé par trois grandes perspectives comparatistes que cette collection entend privilégier : l’étude comparée de ces littératures, l’étude de leurs liens avec les littératures occidentales et l’étude de leurs implications interdisciplinaires.
Les soumissions doivent comprendre un descriptif de 3 pages, une table des matières, deux chapitres achevés et un curriculum vitae. Elles seront envoyées par voie électronique à Bénédicte Letellier, benedicte.letellier@univ-reunion.fr et à contact@connaissances-savoirs.com.

Comité scientifique international : Jean Bessière (Université de la Sorbonne Nouvelle, France), E.V. Ramakrishnan (université Centrale du Gujarat, Inde), Longxi Zhang (City University of Hong-Kong, Chine), Isabel Hofmeyr (University of the Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud), Hitoshi Oshima (Université de Fukuoka, Japon), Anders Pettersson (Umeå University, Suède), Lisa Block de Behar (Instituto de Profesores Artigas, Montevideo, Uruguay), Alexandre Stroev (Université de la Sorbonne Nouvelle, France).

The non-Western Literatures collection, supervised by an international scientific committee, welcomes essays, collective works or theses that explore literature from the perspective of comparative studies focusing on non-Western literatures. The collection aims at renewing and reinventing comparative literature studies as a discipline by confronting it with new questions arising from an increased sharing of knowledge, as evidenced by world literature and the so-called « alter-native » literatures or by all the epistemological and ethical questions raised by transdisciplinarity. Non-Western literatures offer a field of reflection determined by three main comparative perspectives that this collection intends to focus on: the comparative study of these literatures, the study of their links with Western literatures and the study of their implications for an interdisciplinary approach.
Submissions must include a 3-page description, a table of contents, two completed chapters and a curriculum vitae. They will be sent electronically to Bénédicte Letellier, benedicte.letellier@univ-reunion.fr and to contact@connaissances-savoirs.com.

Appel à contributions pour le n°4 de la revue TrOPICS

logolcf logotropics« Dire, penser, écrire les littératures des Mascareignes : nouvelles dynamiques de recherche »

Numéro dirigé par Guilhem Armand (DIRE) et Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo (LCF).

En vue d’une publication fin 2017, les propositions de contribution sont à envoyer avant le 15 septembre 2016, pour une réponse du comité de rédaction le 30 octobre. Les articles seront alors à envoyer avant le 15 avril 2017.

Conformément aux critères de la revue, les articles seront soumis à un comité de lecture (en double aveugle) avant acceptation.

En savoir plus ici ou à l’adresse URL : http://tropics.univ-reunion.fr/accueil/

Appel à contributions pour la revue en ligne T(r)OPICS

Upstairs to the magic land« La réécriture au XXIe siècle : nouvelle cartographie des passages entre les œuvres »

« Rewriting in the 21st century: new mapping of passages between works »

Numéro de la revue T(r)OPICS sous la direction de Marc Arino et Bénédicte Letellier (Université de la Réunion).

Date limite de soumission des propositions : le mercredi 15 juillet 2015.

Nous souhaitons réunir des contributions qui interrogent l’intérêt récent non seulement de la critique littéraire mais aussi des autres sciences à l’égard de ce geste de réécriture. Il s’agira alors de porter une attention toute particulière à la réécriture en tant que stratégie esthétique, pédagogique et cognitive qui impose une posture de réflexion contemporaine de plus en plus pluridisciplinaire ou transdisciplinaire. Comment la réécriture, en tant que procédé d’écriture ou bien en tant que méthode, oriente-t-elle les démarches scientifiques vers une nouvelle manière d’écrire et de penser les relations et les réseaux? Selon une approche plus pragmatique, les contributions pourront aussi essayer de cerner la puissance de cet acte second. En quoi s’inscrit-il dans un mouvement d’inclusion ou d’exclusion par rapport à un ensemble d’oeuvres données ? Dans quelle mesure est-il une puissance d’actualisation et d’adaptation qui assure la survie des oeuvres et inaugure une conception et une pratique nouvelles de la littérature ou plus largement des arts ? Télécharger l’appel à contributions en français / anglais.